🌷 Que faire au jardin en avril ?

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Que faire au jardin en mars ?

Que faire en mars au jardin et au potager ?

par Antoine de France Serres

Le

- Mis à jour le

Mars est un mois charnière et de renouveau dans nos jardins : le mercure remonte franchement, la nature s’éveille et les bordures du jardin se parent de couleurs vives avec l’éclosion des bulbes de printemps. C’est aussi une période d’intense activité pour les jardiniers : entre les premiers semis à l’extérieur, la chasse aux mauvaises herbes, la préparation des prochaines cultures… les tâches ne manquent pas. Que faire au jardin potager ce mois-ci ?

Les tâches essentielles du mois de mars

Tâche n°1 en mars au jardin : Débutez les semis à l'extérieur

Débutez les semis à l’extérieur ou sous serre selon la région

Tâche n°2 en mars au jardin : Terminez la taille des arbres fruitiers

Terminez la taille des arbres et des arbustes fruitiers

Tâche n°3 en mars au jardin : Plantez des bulbes d'été

Plantez des bulbes d’été dans vos bordures et massifs

Tâche n°4 en mars au jardin : Élaguez et taillez les hortensias et autres plantes de massif

Supprimez les fleurs mortes des hortensias et autres plantes de massifs

Tâche n°5 en mars au jardin : Plantez des pommes de terre primeur

Plantez des pommes de terre primeur

Tâche n°6 en mars au jardin : Commencez à tondre et à fertiliser la pelouse

Commencez à tondre puis fertilisez votre pelouse

Tâche n°7 en mars au jardin : Fertilisez les rosiers avec de l'engrais de démarrage

Fertilisez les rosiers avec de l’engrais de démarrage

Tâche n°8 en mars au jardin : Arrachez les mauvaises herbes

Arrachez les mauvaises herbes avant qu’elles deviennent envahissantes

Gamme serres de jardin

Le mois de mars est une période intense au Jardin, qui marque le passage progressif de l’hiver au printemps. L’allongement des jours et le changement d’heure nous laissent plus de temps pour jardiner, et c’est tant mieux, car les tâches ne manquent pas ! C’est le moment de se retrousser les manches.

Météo

Ce mois annonce généralement un temps plus sec comparé aux précédents. Mais méfions-nous : mars peut alterner entre une grande variété de conditions météorologiques, allant du gel et de la neige à des vents forts, de fortes pluies ou un soleil éclatant. C’est aussi le mois des giboulées, ces averses brèves mais violentes qui surviennent lorsque l’air froid hivernal rencontre l’air plus doux printanier.

C’est en mars que l’on observe la plus forte amplitude thermique annuelle en France. Entre un record de froid de -31,6 °C à Mouthe (Doubs) et un autre record de chaleur de 31 °C à Pau (Pyrénées-Atlantiques), la différence peut dépasser les 60°C entre les températures minimales et maximales. En raison des différences climatiques régionales, il peut y avoir un écart de trois à quatre semaines entre les jardins situés dans les régions les plus au nord et ceux du sud. Il est donc crucial de prendre en compte ces variations et d’adapter les plantations en fonction de la météo et de la température du sol.

Au potager

En mars, le jardin potager s’anime franchement. Malgré la persistance possible du froid, de nombreux légumes peuvent être semés directement en pleine terre, comme les carottes, les radis, les épinards et les pois.

1. Que récolter ?

2. Que semer et planter ?

Avec le retour des beaux jours, il est maintenant possible de semer directement en place les légumes-feuilles résistants au froid, hormis dans les régions où les risques de gelées sont importants. Pour les variétés plus sensibles et les légumes-fruits, qui ont besoin de chaleur, mieux vaut semer sous serre.

Semis ou plantation en pleine terre :

  • Pommes de terre
  • Oignons
  • Échalotes
  • Fraises
  • Myrtilles
  • Asperges
  • Topinambours
  • Fèves
  • Brocolis
  • Choux (choux de Bruxelles, choux d’été, choux d’automne et choux rouges…)
  • Poireaux
  • Panais
  • Pois
  • Panais
  • Épinards
  • Laitue si votre région le permet
  • Herbes aromatiques : basilic, ciboulette, coriandre, aneth, fenouil, origan et persil (couvrez-les d’un voile la nuit en cas de gel)

Semis à l’intérieur et sous cloche ou châssis :

  • Aubergine
  • Tomate (mi-mars à fin mars)
  • Piments et poivrons
  • Concombres (fin de mois selon la région)
  • Laitue (semez dans de petits pots ou modules pour les repiquer dans quelques semaines)
  • Carottes
  • Betterave
  • Radis d’été
  • Navets

Commencez les plants d’oignons

C’est le moment de planter les oignons. Vous pouvez mettre en terre directement les jeunes plants, qui s’enracineront et grandiront vite. Sinon, si vous avez semé des graines plus tôt sous abri, repiquez les jeunes plants dans votre potager. Préparez le sol en le ratissant, puis plantez les oignons en les espaçant de 10 cm sur la ligne et de 30 cm entre les rangs, pour une bonne croissance des racines. Plantez les bulbes pointe en haut, en les enfonçant juste assez pour que le sommet affleure. Attention à ne pas trop appuyer pour ne pas abîmer la base. Surveillez leur croissance, et remettez en terre ceux que les oiseaux auraient déterrés.

Plantez les pommes de terre primeur

La période idéale pour planter les pommes de terre primeurs s’étend de la mi-mars à début avril, selon votre région.
La germination préalable est cruciale : une simple exposition des plants à la lumière quelques semaines avant la plantation permettra de favoriser cette germination.
Commencez par préparer le terrain en incorporant généreusement du compost bien mûr. Creusez ensuite des trous de 12 cm de profondeur, disposez-y les plants germés (germes vers le haut), puis rebouchez. Espacez les plants de 30 cm et les rangs de 60 cm. Paillez le sol avec du compost, si ce n’est déjà fait et buttez les plants au fur et à mesure de leur croissance, en laissant dépasser juste le sommet. Veillez à protéger les jeunes plants du froid avec une cloche, un voile d’hivernage, ou même de simples cartons. La récolte devrait pouvoir avoir lieu 10 à 12 semaines plus tard.

Comment planter les pommes de terre primeur au mois de mars
Il est temps de planter les pommes de terre primeur

Plantez de la consoude

La consoude est une plante précieuse au jardin car elle sert d’engrais naturel, en enrichissant le sol en nutriments essentiels (potassium, azote, phosphore).
Plantez la consoude dès maintenant, de préférence la variété non invasive ‘Bocking 14’, dans un sol humide et bien exposé. Pour se faire, plantez des boutures de racines, en les espaçant suffisamment pour leur permettre de s’étendre. Pendant la première année, coupez les tiges florales pour favoriser l’enracinement et le développement des feuilles. Arrosez régulièrement les jeunes plants, et enrichissez le sol avec du compost ou du fumier. Une fois installée, la consoude est une plante robuste qui nécessite peu d’entretien. Elle ne se propage pas par graines, ce qui limite sa propagation. Vous pouvez récolter les feuilles après la première saison et diviser les touffes matures pour multiplier les plants.

La consoude plantée en mars servira plus tard de fertilisant
La consoude plantée en mars servira plus tard de fertilisant naturel

3. Dans la serre

En mars, les tâches ne manquent pas dans la serre. C’est le moment de semer directement en place les légumes rustiques, d’ajouter de l’engrais et de retirer les protections hivernales (restez attentif aux variations de température, en aérant le jour et en fermant la nuit). Profitez des journées ensoleillées pour nettoyer les parois de la serre et assurez-vous qu’elle est en ordre et prête à accueillir toutes les prochaines cultures.

Préparez-vous à planter

Les jeunes plants démarrés à l’intérieur doivent maintenant être acclimatés aux conditions extérieures. Si vous les plantez directement d’un environnement chaud, ils ont plus de risques de souffrir du froid et des vents desséchants. Placez-les dans votre serre froide ou dans un endroit abrité à l’extérieur, où ils seront protégés mais s’endurciront progressivement aux températures plus basses. Ouvrez les fenêtres de votre serre pendant la journée pour permettre une bonne circulation d’air. Si vous n’avez pas de serre, les bulbes peuvent tout de même être mis dehors, mais il est sage de les rentrer ou de les couvrir la nuit pendant les premiers jours. Ils s’établiront bien après cette acclimatation, qui devrait prendre une à deux semaines.

Prévoyez les futurs supports et tuteurs

Mars est le moment opportun pour préparer les futurs supports et tuteurs, en particulier sous serre. Préparer les supports maintenant permet d’être prêt quand les plantes commenceront à grandir rapidement dans quelques semaines (cela vous évitera aussi de devoir acheter des tuteurs en urgence à prix fort).

4. Au verger

Au verger, saisissez la dernière occasion pour planter pommiers et poiriers à racines nues, mais aussi myrtilliers, framboisiers, mûriers, groseilliers à maquereaux et cassissiers. En avril, il sera trop tard et seuls les plants en conteneurs pourront s’établir et fructifier abondamment.

Quelques arbustes et arbres fruitiers à planter :

  • Airelle
  • Mûrier
  • Pommier et poirier
  • Framboisier
  • Vigne
  • Groseillier
  • Cassissier

5. Entretien et travaux du potager

En mars, le surmenage guette du côté de l’entretien du jardin. Il faut préparer les carrés potager, désherber, enrichir et ratisser la terre pour obtenir une fine couche propice à la germination et à la croissance. Il est aussi temps d’achever la taille, de pailler et de faire tout votre possible pour protéger les premières pousses du gel.

Ratissez les carrés à semis

Retirez les protections hivernales comme les bâches ou les cloches des zones que vous destinez aux plantations. Ensuite, ratissez minutieusement pour briser les grosses mottes de terre et obtenir une couche de terre fine et homogène. Ce type de terre, légère et sans cailloux, est idéal pour les semis. Si la terre est trop sèche, arrosez-la légèrement. Si elle colle à vos outils, amendez-la et attendez qu’elle sèche un peu avant de la travailler.

Amendez votre sol

Un amendement avant les semis ou les plantations bénéficiera à toutes les cultures. C’est donc le moment idéal pour apporter les nutriments nécessaires à la terre. Vous pouvez choisir entre des engrais organiques, issus de matières naturelles comme les algues, le fumier de volaille, le sang séché ou la farine de poisson et d’os, ou opter pour des engrais minéraux ou chimiques, qui ont une action plus rapide mais moins durable.
Les légumes qui ont passé l’hiver dehors, comme les oignons, les choux frisés, de printemps et choux-fleurs ou encore les salades rustiques, ont sans doute l’air fatigué. Apportez-leur une fumure d’entretien à base de sang séché ou de farine de poisson et d’os, un peu de fumier de volaille ou un engrais bio aux algues.

Désherbez, désherbez, désherbez

Avec le retour des jours longs et des températures plus douces, le sol se réchauffe et les mauvaises herbes entament leur croissance. Il est crucial d’agir rapidement avant de se retrouver dépassé. Éliminez les vivaces envahissantes comme le liseron et le chiendent en les déterrant soigneusement. Pour les annuelles, le binage régulier est une méthode efficace pour les détruire dès leur levée.

Terminez les opérations de taille

Dans les zones les plus froides, vous pouvez encore tailler les pommiers, poiriers et clématites à floraison tardive. Dans les régions plus douces, il est déjà trop tard car les plantes ont déjà repris leur cycle de croissance, tailler maintenant risque de perturber ce réveil, et d’affaiblir les plants. Terminez la taille hivernale des groseilliers, cassissiers, myrtilliers et framboisiers remontants. Pour les framboisiers non remontants, mars est la dernière limite pour la taille, si vous ne l’avez pas fait en février. Coupez les tiges au ras du sol, les nouvelles pousses qui porteront les fruits apparaîtront bientôt.

Paillez pour empêcher la pousse des mauvaises herbes

L’arrivée des beaux jours stimule également la croissance des mauvaises herbes. Il est donc temps d’agir. Bêchez les plates-bandes afin d’éliminer les adventices et d’aérer le sol. Ensuite, recouvrez les zones destinées aux futures plantations d’une couche généreuse de compost maison. Ce paillage permettra d’enrichir le sol et limitera la prolifération des mauvaises herbes.

Nourrissez et paillez les arbres et arbustes fruitiers

Ce mois-ci, les arbres et arbustes reprennent leur croissance après leur repos hivernal. Pour favoriser leur développement, un apport nutritif est le bienvenu. Vous pouvez opter pour un engrais riche en potasse, ou utiliser un mélange organique à base d’algues, de sang séché, ou de poudre d’os.
Répartissez l’engrais au pied des plantes, puis arrosez abondamment pour qu’il pénètre dans le sol. Enfin, recouvrez la zone d’une couche de fumier de ferme ou de compost bien décomposé. Ce paillis naturel nourrira le sol et conservera son humidité.

Protégez du gel les cerisiers, abricotiers, pêchers et nectariniers

Dans les régions douces, les arbres fruitiers sont désormais proches de la floraison, une période délicate qui les rend vulnérables au gel. Surveillez attentivement les prévisions météorologiques. En cas de gel annoncé, déployez rapidement une protection sur les fleurs comme un voile d’hivernage ou une bâche en polyéthylène. Fixez-la solidement avec des piquets pour éviter qu’elle ne s’envole. Pendant les journées ensoleillées, retirez cette protection pour permettre aux insectes pollinisateurs d’accéder aux fleurs.

Pollinisez les arbres fruitiers vous-même

Lorsque le printemps est frais, les insectes pollinisateurs peuvent se faire rares, jusqu’à compromettre la fructification des arbres fruitiers. Si vous constatez une faible activité des insectes, il peut être nécessaire de pallier ce manque en effectuant une pollinisation manuelle. À l’aide d’un pinceau fin, prélevez délicatement du pollen sur les fleurs d’un arbre et déposez-le sur les stigmates des fleurs d’un autre arbre. Répétez l’opération sur plusieurs fleurs pour optimiser la pollinisation et assurer une bonne récolte.

6. Prévention des maladies et ravageurs

Sur les légumes

  • Escargots et limaces peuvent poser problème, même au tout début du printemps. Éliminez-les manuellement ou utilisez un anti-limace autorisé (attention au risque d’empoisonnement si votre jardin est fréquenté par des hérissons). Les moyens de lutte biologiques, tels que des nématodes sont efficaces et ont une action plus ciblée.
  • Éloignez les pigeons des choux, choux-fleurs et brocolis à l’aide de filets, car les oiseaux s’habituent vite aux épouvantails et les filets sont bien plus efficaces.
  • Ôtez les feuilles mortes des choux de Bruxelles et autres choux. Quand elles jaunissent et commencent à pourrir, elles risquent de propager le mildiou aux autres crucifères.
  • Les chenilles des choux peuvent apparaître dès mars, surtout si l’hiver a été doux et que les œufs pondus en automne ont survécu. Inspectez régulièrement les feuilles et éliminez tous les insectes que vous trouvez avant qu’ils n’aient creusé des tunnels au cœur de vos choux.

Sur les fruits

  • Attention aux pucerons sur tous les petits fruits. Détruisez-les dès que vous en repérez avant qu’ils ne se multiplient.
  • Commencez à traiter pommiers et poiriers contre la gale commune. Traitez aussi les poiriers aussi contre la cécidomyie des poirettes (Contarinia pyrivora) et pensez aux pièges à phéromones contre cet insecte diptère.
  • Posez un filet sur les groseilliers à maquereaux, à cause des oiseaux, et terminez la taille d’hiver pour aérer et limiter les risques d’oïdium du groseillier.
  • Restez à l’affût du phytopte du cassissier (Cecidophyopsis ribis), surtout si vous remarquez des boutons très renflés. Si vous en dénichez, ramassez-les et détruisez-les.
  • Protégez les pêchers et nectariniers de la cloque une maladie causée par un champignon qui déforme les feuilles et réduit les récoltes. Appliquez de la bouillie bordelaise avant le débourrement. Pendant la floraison, utilisez un voile de protection en cas de temps humide. Si les feuilles sont atteintes, supprimez-les et pulvérisez un fongicide adapté.

Que faire avec les taupes ?

Pour éloigner les taupes de votre jardin, plusieurs méthodes s’offrent à vous. Les répulsifs naturels, comme les plantes à forte odeur (ail, ricin, euphorbe) ou les poils d’animaux, peuvent les inciter à fuir les lieux mais ça reste aléatoire. Les vibrations et les ultrasons peuvent être plus efficaces pour les perturber. Si ces méthodes douces échouent, le piégeage reste une solution, mais il demande de la patience et de la précision.
Notre conseil : Bien que leurs buttes puissent paraître inesthétiques dans les pelouses, les taupes causent finalement peu de dégâts. Et la terre fine et meuble qu’elles remontent à la surface, appelée terre de taupinière, est d’excellente qualité. Elle peut être utilisée pour le rempotage, les semis ou l’amendement du sol.

Bien gérer les taupes au mois de mars
Inesthétiques, les buttes de terre extraites par les taupes peuvent être utilisées au potager

Éliminez les premiers pucerons

Il existe plusieurs centaines d’espèces de pucerons en France qui s’avèrent néfastes pour les cultures, vous avez donc toutes les chances d’en trouver ! Pour vous en débarrasser, privilégiez les méthodes naturelles. Les coccinelles, grandes prédatrices de pucerons, sont vos alliées : attirez-les avec des plantes compagnes comme la bourrache ou les capucines ou procurez-les vous sur Internet. L’eau savonneuse (savon noir) peut aussi les déloger. Enfin, des purins de plantes répulsives, comme l’ortie ou la rhubarbe, les feront fuir.
Mais dans un potager naturellement équilibré, les invasions restent souvent modestes et le mieux est parfois de laisser la nature s’en occuper. Les pucerons constituent aussi un maillon de la chaîne alimentaire et servent de nourriture pour de nombreux insectes auxiliaires.

Traitement des pucerons au début du printemps
Surveillez régulièrement les pucerons avant qu’ils deviennent un problème

Au jardin d’ornement

1. Les plantes remarquables du mois de mars

2. Semis et plantations

Plantez des bulbes à floraison estivale

Mars et avril sont les meilleurs mois pour planter les bulbes d’été comme les lys et glaïeuls, que ce soit en pots ou en pleine terre, ainsi que d’autres variétés telles que les crocosmias. Les glaïeuls se plantent serrés en pots et plus espacés en bordure, tandis que les lys demandent un espacement de cinq centimètres et une profondeur équivalente à trois fois leur hauteur. Pour une touche d’originalité, variez les couleurs en associant par exemple des lys orange à côté de la lavande violette.

Comment planter des bulbes d’été ?

Pour planter des bulbes d’été, choisissez un emplacement ensoleillé avec un sol bien drainé et peu compact. Plantez les bulbes, une fois que le risque de gel est passé, en les enterrant à une profondeur d’environ deux à trois fois leur hauteur sauf exceptions comme les crinums. Espacez-les suffisamment pour leur permettre de se développer et arrosez-les régulièrement. Les bulbes d’été se plaisent aussi en pots, mais demandent un arrosage régulier. Soyez créatifs ! Créez des massifs colorés avec certaines variétés, ou intégrez d’autres bulbes discrètement parmi vos plantes.

Comment planter les bulbes d'été étape par étape
Planter les bulbes d’été est un jeu d’enfant !

Semez des rustiques

Semez des graines de rustiques dans une serre, sur un rebord de fenêtre ou, lorsque le sol est suffisamment chaud, à l’extérieur où elles pousseront sans effort. Les annuelles rustiques telles que les soucis et les capucines sont de petites plantes résistantes qui apporteront de la couleur en été pour très peu d’efforts et de dépenses.

Plantez des arbres et arbustes à racines nues

Mars est la dernière fenêtre pour la plantation des arbres et arbustes à racines nues. Il est impératif de les installer avant que les températures ne grimpent, car une fois la végétation redémarrée, il sera trop tard et la taille risquerait de les affaiblir.

3. Multiplier

Mars est le mois idéal pour multiplier certaines vivaces par bouturage basal. Profitez de leurs jeunes pousses pour créer de nouveaux plants de lupins, delphiniums, chrysanthèmes et dahlias. Cette technique est particulièrement efficace pour les plantes aux tiges creuses, car elle favorise un enracinement rapide et vigoureux.

Greffez les arbres fruitiers (pommiers, poiriers, pruniers, agrumes, cerisiers)

La période est favorable à la greffe : la sève circule maintenant activement et permet une bonne soudure entre le greffon et le porte-greffe. Plusieurs techniques sont possibles : la greffe en fente, qui consiste à insérer un greffon taillé en biseau dans une fente du porte-greffe ; la greffe à l’anglaise, où porte-greffe et greffon sont taillés en biseau simple et emboîtés ; ou la greffe en couronne, pratiquée sur des porte-greffes plus gros. Quelle que soit la méthode, il est crucial d’utiliser un matériel propre et tranchant, et de bien ligaturer et mastiquer la greffe.

Greffe d'un arbre fruitier au mois de mars
Greffe d’arbre fruitier

4. Entretien et travaux du mois

Dernières tailles d’hiver

La période est idéale pour s’attaquer aux opérations de taille d’hiver de nombreux arbres et arbustes. C’est une étape symbolique qui marque la fin de l’hiver et le début du printemps. Elle permet surtout de supprimer la pousse de la saison précédente et de préparer les plantes à la nouvelle croissance. Cette tâche inclut les rosiers, les buddleias, les sambucus, les clématites à floraison tardive, les cornouillers, les saules, les fuchsias, ainsi que les hortensias. Mais aussi toutes les branches endommagées sur les arbres et les arbustes durant l’hiver.
Les rosiers grimpants, les hybrides de thé et les floribundas peuvent encore être taillés, mais il est préférable de le faire rapidement pour éviter qu’ils ne gaspillent leur énergie à produire des feuilles inutiles. Les plantes vivaces un peu plus sensibles, comme les penstemons et les phygelius, peuvent également être taillées.
Enfin, mars est aussi le moment de s’occuper des conifères et des arbustes qui fleurissent sur les nouvelles pousses de l’année, comme les buddleias.

Comment tailler les hortensias

La taille des hortensias dépend de leur variété, car certains fleurissent sur le bois de l’année précédente, tandis que d’autres fleurissent sur les nouvelles pousses. Pour les hortensias à floraison sur le bois de l’année précédente (comme les Hydrangea macrophylla), contentez-vous de supprimer les fleurs fanées et les branches mortes ou chétives. Une taille sévère réduirait la floraison.
Pour les hortensias à floraison sur les nouvelles pousses (comme les Hydrangea paniculata et Hydrangea arborescens), une taille plus courte est possible. Vous pouvez les tailler sévèrement en mars, en laissant quelques bourgeons sur chaque branche. Cela stimulera la production de nouvelles pousses et de fleurs abondantes.
Quel que soit le type d’hortensia, utilisez un sécateur propre et tranchant, et coupez juste au-dessus d’un bourgeon.

Comment tailler les hortensias étape par étape
Le moment est venu de supprimer les fleurs fanées des hortensias

Tondez régulièrement votre pelouse

La pelouse est constituée d’une multitude de petites graminées qui, lorsqu’elles sont coupées, développent de nouvelles pousses à partir de leurs bourgeons centraux, un peu comme une taille. D’où l’importance de tondre souvent mais pas trop à ras. Pour favoriser cette croissance et renforcer la capacité de la pelouse à concurrencer les mauvaises herbes, il est conseillé de régler la lame de la tondeuse en position haute lors des premières tontes. Veillez juste à ne pas tondre les zones de pelouse où des bulbes de printemps sont en train de fleurir. Et après leur floraison, attendez que les bulbes aient complètement fané avant de tondre, pour permettre à la plante de reconstituer ses réserves d’énergie. De plus, il est préférable d’attendre une journée sèche et que l’herbe ait atteint une hauteur d’environ 7 cm avant de procéder à la première tonte.

Effectuez des apports d’engrais de printemps à votre la pelouse

Épandez un peu d’engrais de printemps sur votre pelouse pour l’aider à se régénérer après l’hiver. Lisez les instructions pour connaître le dosage, puis mesurez la surface et pesez l’engrais pour obtenir la bonne quantité pour votre pelouse.
Utilisez un épandeur ou arrosez uniformément à la main. Nourrir le gazon au printemps l’aide à se renforcer afin qu’il puisse rivaliser avec les mauvaises herbes et mieux résister aux maladies fongiques.

Déplacez les vivaces

C’est le moment idéal pour repenser l’agencement de vos massifs et déplacer les vivaces robustes qui ne seraient pas à leur avantage à leur emplacement actuel ou pour réveiller les espaces qui manquaient un peu de couleur à votre goût. N’hésitez pas à déplacer sédums, géraniums vivaces, héléniums et hostas, qui s’adapteront aisément à leur nouvel environnement.

Nettoyez votre étang

Commencez par retirer les filets installés en automne pour éviter les feuilles dans votre étang, car ils pourraient piéger les amphibiens qui viendraient se reproduire. Éliminez également les débris végétaux accumulés, qui risquent de polluer l’eau en se décomposant et de nuire à la faune aquatique. Si l’eau dégage une odeur désagréable ou présente une couleur étrange, un nettoyage en profondeur et un renouvellement partiel de l’eau s’imposent.

Améliorez le sol des plates-bandes et des bordures

En hivers humides, une grande partie des nutriments aura été éliminée du sol, surtout si celui-ci est resté à nu. Bêchez les plates-bandes avec une fourche, en y ajoutant une bonne quantité d’amendement organique. Le fumier, qu’il soit de ferme ou de volaille, est une excellente source de nutriments, à utiliser bien décomposé pour éviter les brûlures. Les engrais organiques, comme la farine de sang et d’os, le guano ou les algues marines, apportent des nutriments essentiels. Les engrais minéraux, à action rapide, corrigent les carences. Paillez ensuite avec de l’écorce déchiquetée ou compostée pour piéger l’humidité et aider à lutter contre les mauvaises herbes toute la saison.

Fertilisez les arbustes à fleurs

Les arbustes à fleurs et les rosiers (très gourmands) ont besoin d’un coup de pouce pour démarrer leur croissance. Un engrais granulaire de démarrage, riche en phosphore et en potasse, renforcera leur résistance aux maladies et favorisera une floraison continue. Prenez soin de ne pas le mettre directement en contact avec les tiges pour éviter les risques de brûlures.

Favoriser la biodiversité

Doucement sur le nettoyage du jardin

Afin que les oiseaux puissent nidifier en paix, la LPO recommande de ne plus tailler les haies ni d’élaguer les arbres à partir du 16 mars et jusqu’au 31 août.
De même, si vous décidez de tondre votre pelouse ce mois-ci, il est recommandé de laisser quelques zones non tondues. Ces refuges herbeux offriront un abri précieux aux insectes pour favoriser leur développement et augmenter la biodiversité de votre jardin. Évitez aussi de couper tous pissenlits. Considérés comme de mauvaises herbes, leurs fleurs constituent une source précieuse de nectar et de pollen pour les bourdons et les abeilles, en particulier au début du printemps, lorsque les autres sources de nourriture sont encore rares.
De manière générale, un jardin trop « propre » et aseptisé n’est pas un jardin très accueillant pour la faune. La moindre mousse, quelques poils de votre animal de compagnie qui trainent ou quelques brindilles, bien qu’insignifiantes pour nous, peuvent servir de matériaux de construction à de nombreuses espèces d’oiseaux (moineaux, merles…).

Arrêtez de nourrir les oiseaux

Il est généralement conseillé d’arrêter de nourrir les oiseaux pendant la période de nidification car ceux-ci ont besoin d’un régime naturel riche en protéines (insectes, vers) pour leurs petits. Si les oiseaux sont habitués à une alimentation artificielle, ils risquent de ne pas chercher la nourriture appropriée pour leurs oisillons. Un excès de graines peut aussi causer des carences.

Privilégiez les variétés indigènes

Au moment de choisir les plantes qui embelliront votre jardin cette saison, optez si possible pour des variétés locales. Ces plantes, parfaitement adaptées au climat de votre région, sont naturellement résistantes aux variations de température, à la sécheresse et aux maladies, ce qui réduit considérablement les besoins en arrosage, engrais et pesticides. Elles jouent aussi un rôle crucial dans la préservation de la biodiversité, car elles fournissent nourriture et abri à de nombreuses espèces animales locales. En privilégiant les plantes indigènes, vous participez également à la lutte contre les espèces envahissantes, qui peuvent menacer la biodiversité locale.

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