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Que faire au jardin en avril ?

Que faire en avril au jardin et au potager ?

par Antoine de France Serres

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Le printemps et le mois d’avril sont vraiment la saison du renouveau au jardin. C’est la période idéale pour entreprendre les semis et les plantations des variétés d’été : tomates, melons, concombres… C’est aussi maintenant que se sèment ou se plantent la plupart des fleurs annuelles, des vivaces, des bulbes… Sans oublier les nombreuses tâches d’entretien qu’il y a à faire : taille, bouturage et autres travaux. Que faire au jardin potager en avril ?

Les tâches essentielles du mois d’avril

Tâche n°1 en avril au jardin : Rempoter les plantes d'intérieur

Rempotez les plantes dans un pot plus grand

Tâche n°2 en avril au jardin : Planifier l'organisation du jardin et du potager

Planifiez l’organisation du jardin et du potager

Tâche n°3 en avril au jardin : Surveiller la température de la serre en l'ouvrant

Surveillez la température dans la serre en l’ouvrant

Tâche n°4 en avril au jardin : Endurcir en vue des prochaines plantations

Endurcissez les jeunes plants en vue du repiquage

Tâche n°5 en avril au jardin : Semer les fleurs annuelles et vivaces

Semez les plantes annuelles et les vivaces pour un jardin fleuri

Tâche n°6 en avril au jardin : Semer légumes-fruits et légumes-racines

Semez les légumes-fruits (tomates…) et les légumes-racines (carottes…)

Tâche n°7 en avril au jardin : Repiquer les semis précoces

Repiquez les semis précoces (selon climat local)

Tâche n°8 en avril au jardin : Faire la chasse aux mauvaises herbes

Arrachez les mauvaises herbes avant qu’elles deviennent envahissantes

Tâche n°9 en avril au jardin : Surveiller les limaces et escargots

Faites la chasse aux limaces et escargots

Tâche n°10 en avril au jardin : Planter les bulbes d'été et d'automne

Plantez les bulbes, tubercules et rhizomes d’été

Gamme serres de jardin

Au potager

1. Que récolter ?

2. Que semer et planter ?

Le mois d’avril marque un tournant au potager, avec le retour des températures plus clémentes et l’allongement des jours. C’est le moment idéal pour intensifier les semis et les plantations, en tenant compte des spécificités de chaque légume et des conditions climatiques locales.

Les légumes racines, tels que les carottes et les radis, peuvent être semés directement en place. Les légumes-fruits, quant à eux, nécessitent une attention particulière. Les piments, concombres, cornichons, melons, aubergines et tomates peuvent être semés sous serre, en prévision d’un repiquage ultérieur à l’extérieur lorsque les risques de gelées seront écartés.

Le repiquage des légumes primeurs, comme les salades et les épinards, peut débuter dès que les températures le permettent. Il est essentiel de choisir un emplacement ensoleillé et de maintenir une humidité constante pour assurer leur reprise. Les aromatiques rustiques et les vivaces, telles que le thym, le romarin, la ciboulette, le persil et la sauge officinale, peuvent également être repiquées en pleine terre à cette période.

Il est crucial de rester vigilant face aux éventuelles gelées tardives. L’utilisation d’un voile de protection est recommandée pour protéger les jeunes plants des températures nocturnes trop basses jusqu’aux Saints de Glace.

La plantation des bulbes comestibles, tels que l’ail, l’oignon et l’échalote, en bordure du potager, permet d’optimiser l’espace et de bénéficier de leurs propriétés répulsives contre certains insectes.

Au verger, les derniers plants de petits fruits, comme le cassis, les groseilles et les myrtilles, ainsi que les arbres fruitiers vendus en conteneur, peuvent être mis en terre.

Semis à l’intérieur et sous abri :

  • Aubergine
  • Basilic
  • Betterave
  • Céleri branche/rave
  • Chicorée
  • Chou brocoli
  • Chou cabus
  • Chou de Bruxelles
  • Chou-fleur
  • Chou frisé/kale
  • Chou rouge
  • Concombre
  • Coriandre
  • Cornichon
  • Courge
  • Courgette
  • Haricots
  • Laitue
  • Maïs
  • Melon
  • Pastèque
  • Patate douce
  • Poivron et piment
  • Poireau
  • Tomate

Semis en pleine terre (selon votre climat) :

  • Betterave
  • Carotte
  • Chicorée
  • Ciboulette
  • Coriandre
  • Chou-rave
  • Blette
  • Épinard
  • Fève
  • Laitue
  • Melon
  • Navet
  • Oignon / oignon blanc
  • Panais
  • Poireau
  • Pois
  • Radis

Plantation dehors (selon votre climat)

  • Airelle
  • Arbres fruitiers en conteneur
  • Artichaut
  • Asperge
  • Brocoli à jets
  • Chicorée
  • Chou frisé
  • Chou-rave
  • Courges
  • Cornichon
  • Courgette
  • Fève
  • Fraisier
  • Haricots
  • Laitue
  • Maïs doux
  • Oignon
  • Patate douce
  • Pois
  • Pomme de terre
  • Radis
  • Tomate
  • Topinambour
  • Vigne

3. Dans la serre

En avril, la serre de jardin constitue un parfait espace de transition entre la saison froide et la douceur du printemps. Les semis de tomates et de salades peuvent y commencer à cette période. Avant cela, n’oubliez pas de préparer le sol de la serre de la même manière que pour le potager extérieur, car l’activité biologique du sol y est souvent réduite. Un apport de compost ou de fumier bien décomposé enrichira le sol et favorisera la croissance des jeunes plants.

Lorsque les températures extérieures dépassent les 20°C, pensez à ouvrir la serre pour éviter la surchauffe. La ventilation est le meilleur moyen de réguler la température et de prévenir les maladies liées à l’humidité. Ouvrez simplement la porte en grand et les fenêtres au meilleur de la journée. De même, protégez toujours les jeunes plants du soleil direct, qui peut les dessécher. L’utilisation d’un voile d’ombrage atténuera l’intensité du soleil, puis plus tard l’application de peinture blanche (chaulage) sur les vitres de la serre (serres en verre et serres polycarbonate uniquement).

Pour favoriser la biodiversité et protéger les cultures des parasites, il est conseillé de semer des rangs de soucis et de tagètes. Ces fleurs annuelles sont d’excellentes plantes compagnes qui attirent les insectes pollinisateurs et repoussent les nuisibles.

En seconde partie de mois, avant de repiquer courgettes, concombres et tomates en pleine terre en mai, pensez à les endurcir progressivement. Cette étape consiste à exposer les jeunes plants aux conditions extérieures pendant quelques heures chaque jour, afin de les acclimater aux changements de température et d’humidité.

4. Entretien et travaux du potager

En ce mois d’avril, il est primordial de débuter par un nettoyage approfondi, en retirant les mauvaises herbes qui ont pu se développer durant l’hiver. Cette étape permet de libérer l’espace pour les cultures à venir et d’éviter la concurrence pour les nutriments et l’eau. Une fois les parcelles nettoyées, l’application d’un paillis est toujours recommandée. Le paillage permet de conserver l’humidité du sol, de limiter la croissance des mauvaises herbes et de maintenir une température plus stable.

La planification du potager est une autre tâche importante pour optimiser l’espace, et limiter les problèmes sanitaires ultérieurs (maladies, ravageurs…). Tenez aussi compte de la rotation des cultures, cette pratique qui consiste à alterner les familles de légumes d’une année à l’autre, afin de prévenir l’épuisement du sol et la propagation des maladies.

L’échelonnement des semis et des plantations est une règle d’or pour tout jardinier. Il s’agit de répartir les semis et les plantations sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, afin d’étaler les récoltes et d’éviter de tout perdre en cas de problème (attaque de pucerons, froid soudain…). Un planning précis, en tenant compte des spécificités de chaque légume et des conditions climatiques locales est vivement conseillé.

Il est aussi temps de tuteurer les fèves semées en automne pour soutenir les plants et éviter qu’ils ne s’affaissent sous le poids des gousses.

5. Prévention des maladies et ravageurs

Le printemps profite à tout le monde au potager, y compris les nuisibles et les maladies diverses et variées. Pour les pêchers et les abricotiers, fréquemment atteints par la cloque du feuillage, une pulvérisation de soufre est recommandée ce mois-ci pour limiter la propagation de cette maladie qui provoque le boursouflement et le dessèchement des feuilles. De même, les pommiers et les poiriers doivent être traités contre la gale commune, une autre maladie fongique qui affecte les fruits et les feuilles.

La chasse aux cochenilles doit aussi être effectuée, ces insectes piqueurs-suceurs à l’aspect duveteux et blanchâtre qui se fixent sur les tiges et les feuilles des plantes. Leur présence affaiblit les végétaux et favorise le développement de la fumagine, une maladie cryptogamique. Depuis le mois de mars, la surveillance de l’apparition de pucerons est sans doute déjà dans vos habitudes. Sans contrôle, ces derniers peuvent causer d’importants dégâts et transmettre des maladies virales.

Semez clair pour ne pas attirer la mouche de la carotte

Pour une culture de carottes réussie, « semer clair » est essentiel. Semer trop densément vous forcerait à éclaircir plus tard, une opération qui dégage une odeur forte qui risque d’attirer la mouche de la carotte, un ravageur dévastateur dont les larves creusent des galeries dans les racines. Un semis espacé évitera de devoir procéder à un éclaircissage.

Éclaircir les jeunes carottes dégage une forte odeur qui attire la mouche de la carotte
Éclaircir les carottes dégage une forte odeur : gare à la mouche de la carotte !

La lutte contre les limaces et les escargots, particulièrement voraces au printemps, doit être menée avec attention. L’utilisation de nématodes, des vers microscopiques qui parasitent ces mollusques, constitue une solution biologique efficace. L’application de barrières de cuivre autour des cultures sensibles peut également dissuader ces ravageurs.

Pour protéger les choux-fleurs d’été de la mouche du chou, qui pond ses œufs à la base des plants, la pose de collerettes cartonnées est recommandée. Ces protections physiques empêchent les mouches d’accéder aux plants et de pondre. Enfin, pour préserver les boutons floraux des groseilliers à maquereaux des oiseaux, qui en sont friands, l’installation d’un filet tendu est fortement conseillée.

Au jardin d’ornement

1. Les plantes remarquables du mois d’avril

2. Semis et plantations

Les semis et les plantations sont au cœur des activités de ce mois d’avril. C’est maintenant que ce prépare la future palette de couleurs et de formes de votre jardin ornemental.

Les annuelles, ces fleurs qui ne vivent qu’une saison, sont incontournables pour égayer le jardin. Leurs semis en place, directement en pleine terre, peuvent débuter en avril. Coquelicots, pavots, nigelles, anémones, gaillardes, pavots de Californie, capucines, mufliers, cosmos et zinnias…

Les vivaces, quant à elles, reviennent année après année : lupins, roses trémières, etc. seront plantés en avril.

Les bulbes d’été et d’automne, tels que les dahlias, les glaïeuls et les cannas, sont également plantés à cette période. Leurs floraisons éclatantes et leurs formes exotiques apportent une touche de chaleur et d’originalité au jardin.

Les fleurs grimpantes, comme les clématites et le chèvrefeuille, habillent les murs, les treillis et les pergolas, pour créer des écrans de verdure parfumées. Leur plantation en avril permet de les installer avant les fortes chaleurs estivales.

Les couvre-sols, quant à eux, forment des tapis végétaux denses et colorés, limitent la croissance des mauvaises herbes et apportent une touche décorative aux pieds des arbres, dans les massifs et les bordures. Leur plantation en avril permet de les installer avant que la végétation ne se développe trop.

Les rosiers en conteneur peuvent également être plantés en avril, leurs élégantes fleurs parfumées apporteront une touche de raffinement au jardin.

La plantation d’une haie, qu’elle soit défensive, brise-vue, brise-vent (utile pour protéger une serre du vent) ou décorative, permettra de délimiter l’espace, de se protéger des regards indiscrets ou de créer un écran de verdure.

Enfin, les parties dénudées de la pelouse peuvent être regarnies en semant du gazon et en le recouvrant d’une mince couche de terreau. Cette opération permet de redonner de l’éclat à la pelouse et de combler les zones dégarnies.

3. Multiplier

Qu’il s’agisse de division des souches, de marcottage ou de bouturage, plusieurs méthodes permettent d’enrichir son jardin et d’obtenir de nouveaux plants à partir de ceux déjà établis. À cette époque de l’année, certaines plantes se prêtent particulièrement bien à ces techniques.

Les plantes à tubercules, comme les bégonias, les cannas et les dahlias, peuvent être multipliées en divisant leurs rhizomes ou leurs bulbes. Lorsque les jeunes pousses de dahlia atteignent une hauteur d’environ dix centimètres, il est possible de les séparer délicatement du pied mère à l’aide d’un couteau propre et tranchant. Chaque section prélevée doit comporter une portion de racine pour assurer un bon enracinement après plantation. Une alternative consiste à récupérer une jeune pousse avec un morceau de tige et à la bouturer dans un substrat léger et humide, pour obtenir un plant robuste en quelques semaines. Les bambous et certaines graminées ornementales profitent également de cette période pour être divisés. En détachant une partie du rhizome et en le replantant dans un sol bien drainé et enrichi, vous favoriserez une reprise rapide, surtout si vous veillez à arroser régulièrement durant les premières semaines suivant la séparation.

D’autres plantes, à l’instar de la glycine, peuvent être multipliées par marcottage. Cette méthode consiste à sélectionner une tige, à l’inciser légèrement avant de l’enterrer partiellement dans un substrat riche. Maintenue au sol par une attache ou une pierre, la tige développera progressivement des racines à son point de contact avec la terre. Après plusieurs semaines, lorsque des racines bien formées sont visibles, il sera alors possible de sectionner la tige pour obtenir un plant autonome, prêt à être transplanté dans son emplacement définitif.

Les agapanthes, connues pour leur floraison spectaculaire en été, peuvent être multipliées par division. Pour se faire, arrachez la souche avec précaution (attention, les racines s’enfoncent profondément), puis séparez-la en plusieurs sections en s’assurant que chaque fragment possède suffisamment de racines. Une fois replantées dans un sol bien préparé et enrichi, les nouvelles divisions produiront de belles hampes florales dès la saison suivante.

Les hortensias, quant à eux, se prêtent particulièrement bien au bouturage de printemps. En prélevant une tige saine d’environ dix à quinze centimètres et en supprimant les feuilles basses, vous favoriserez un enracinement rapide. La bouture doit être placée dans un mélange léger et maintenue dans un environnement humide pour optimiser son développement. Cette technique permet de reproduire fidèlement les caractéristiques variétales de l’hortensia mère et d’enrichir un massif ou une haie florale sans avoir à acheter de nouveaux plants.

Enfin, les plantes vertes d’intérieur peuvent elles aussi bénéficier de cette technique de bouturage. L’hibiscus de Chine et la phalangère, par exemple, se multiplient facilement ainsi, en prélevant simplement une tige et en la plaçant dans de l’eau ou un substrat humide, pour favoriser l’apparition de racines en quelques semaines. Pour la phalangère, il suffit de détacher les petits rejets qui se forment naturellement sur les stolons et de les replanter immédiatement dans un pot pour obtenir un nouveau plant vigoureux.

4. Entretien et travaux du mois

Comme chaque année à cette période, il est essentiel de consacrer du temps au nettoyage, à la taille et aux autres tâche d’entretien pour s’assurer d’un jardin harmonieux et florissant.

L’un des premiers gestes à effectuer consiste à éliminer les derniers vestiges de l’année précédente. Les restes de cultures fanées et les végétaux desséchés doivent être coupés pour aérer le sol et éviter la propagation de maladies. Ce travail permet également d’améliorer l’esthétique des parterres en mettant en valeur les nouvelles pousses. Dans les massifs de bulbes printaniers, les fleurs fanées des jonquilles, narcisses, jacinthes et tulipes devront être supprimées (attention à laisser intactes les feuilles, ce sont elles qui assurent la reconstitution des réserves nutritives nécessaires à la floraison de l’année suivante).

Les arbustes à floraison printanière ayant terminé leur cycle peuvent être taillés afin de stimuler une floraison généreuse pour l’année suivante. En éliminant les branches fatiguées ou mal orientées, vous favoriserez une ramification harmonieuse et permettrez à la plante de se revitaliser. Cette intervention concerne notamment les forsythias, les cognassiers du Japon et les groseilliers à fleurs, qui bénéficieront d’une coupe légère après la floraison. De même, taillez la glycine, les clématites à floraison printanière et le chèvrefeuille pour maintenir leur vigueur. Supprimez les rameaux morts et les branches « désordonnées » qui s’éloignent du mur ou du support pour favoriser une floraison abondante et bien structurée.

Dans la roseraie, les derniers rosiers buissons qui n’ont pas encore formé de boutons doivent être taillés avant que leur croissance ne s’accélère. Cette intervention vise à éliminer le bois mort, à raccourcir les branches principales pour encourager la ramification et à aérer le centre de la plante. Une taille adaptée permet non seulement d’obtenir des rosiers plus équilibrés, mais aussi de prévenir certaines maladies cryptogamiques favorisées par un feuillage trop dense.

Le mois d’avril marque également le retour des ravageurs, en particulier les limaces et les escargots, qui prolifèrent à la faveur des pluies printanières et des températures douces. Les jeunes pousses tendres des vivaces et des plantes annuelles sont particulièrement vulnérables à leurs attaques. Pour les protéger, plusieurs solutions peuvent être envisagées : la mise en place de barrières naturelles comme les bandes de cuivre, les collerettes, ou l’utilisation de granulés anti-limaces respectueux de l’environnement.

L’eau devenant une ressource précieuse à l’approche des mois plus chauds, avril est le moment opportun pour installer un système d’arrosage ou vérifier celui déjà en place. Les arrosages goutte-à-goutte et les tuyaux microporeux permettent de diffuser l’eau lentement au pied des plantes, en réduisant ainsi l’évaporation et les maladies liées à l’humidité excessive sur le feuillage.

Enfin, le tas de compost nécessite une attention particulière en ce début de saison. Le retourner permet d’aérer la matière en décomposition, d’accélérer la transformation des déchets verts (tontes de pelouse entre autres) et d’obtenir un compost homogène et riche. Ce travail assurera un apport nutritif de qualité pour les plantations à venir et permettra de recycler efficacement les résidus du jardin.

Favoriser la biodiversité

Le mois d’avril marque un moment clé pour la biodiversité. La nature reprend pleinement ses droits et de nombreux animaux et insectes trouvent refuge, nourriture et un espace de reproduction dans votre jardin. En favorisant l’équilibre écologique et en adoptant des gestes respectueux de la faune et de la flore, il est possible de transformer même le plus petit espace vert en un véritable havre de vie pour la nature.

Les plantes sauvages, souvent considérées comme de simples mauvaises herbes, sont souvent précieuses pour de nombreux insectes, notamment les papillons qui y trouvent un support indispensable pour la ponte de leurs œufs. Certaines espèces honnies des jardiniers comme les ronces et les orties constituent ainsi des plantes-hôtes essentielles pour les chenilles de papillons tels que le paon-du-jour, la petite tortue ou encore le vulcain. En laissant des zones enherbées non tondues ou en préservant des bandes de végétation spontanée, vous offrirez aux papillons des lieux de reproduction adaptés et contribuerez à leur préservation.

Outre les insectes, le jardin peut également être un refuge pour les petits mammifères, dont le hérisson, un allié précieux du jardinier dans la lutte contre les limaces et autres invertébrés nuisibles. Pour permettre à ces auxiliaires de circuler librement et d’accéder aux différentes parcelles, il est judicieux de prévoir des passages dans les clôtures. Une ouverture à la base des murs ou des grillages leur permettra de relier les jardins entre eux et d’éviter de se retrouver piégés. De même, les mares et points d’eau devront être sécurisés afin d’éviter les noyades accidentelles. Placer une planche inclinée ou disposer des pierres en pente douce permet aux hérissons et autres petits animaux de ressortir en cas de chute.

Avant toute intervention d’entretien, comme la taille des haies ou le débroussaillage, veillez à ne pas perturber la faune qui s’y est installée. La plupart des oiseaux ont commencé à nicher, certaines espèces comme le rouge-gorge ou le merle, choisissent des emplacements bas et discrets, parfois au cœur des haies denses. Vérifiez la présence de nids occupés avant de procéder à la coupe, ou reportez celle-ci. Il en va de même pour les amas de branches, et les tas de pierres ou de bois qui peuvent servir de refuge à des lézards, des crapauds ou encore des insectes auxiliaires.

Enfin bien entendu, dans une démarche respectueuse de l’environnement, évitez l’usage des produits chimiques pour l’entretien du jardin. Les insecticides et fongicides conventionnels, en plus d’éliminer les nuisibles, affectent gravement la biodiversité en perturbant les chaînes alimentaires et en affaiblissant les populations d’insectes pollinisateurs. Privilégiez les produits de biocontrôle, comme les purins de plantes, les traitements à base de nématodes ou les solutions naturelles à base de savon noir, pour préserver l’équilibre écologique tout en protégeant efficacement les cultures.

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